Aujourd’hui, la boucle se referme dans le sens où dans les années 50 nos parents sortant des périodes difficiles (guerre, chômage, situation pour certains très précaires) pour ceux qui le pouvaient se sont retranchés vers l’acquisition de lopins de terre afin de profiter de vacances en famille.
A présent, la situation sanitaire en France, en Europe et dans le monde fait ressortir des situations de précarité qui s’étaient estompées avec le temps : taux de chômage croissant, pertes d’emplois, fermetures de petites et moyennes entreprises et beaucoup utilisent, souvent à contre cœur les aides sociales n’ayant plus les moyens pour subvenir à leur besoin.
Parallèlement les besoins financiers pour prendre quelques jours de vacances croissent. Les terrains de camping se spécialisent dans la location de mobil home à environ un millier d’euros la semaine, les emplacements pour les tentes et caravanes baissent en nombre, et nous n’abordons pas le coût des locations dans les différentes chaînes ou chez les particuliers qui sont souvent inabordables.
Le peuple, et ce terme n’est pas vulgaire, a des difficultés pour s’offrir des vacances en famille, les mesures prises par certaines villes le prouvent par exemple Paris-plage.
C’est pourquoi aujourd’hui, dans notre démarche de préservation de nos biens nous mettons l’accent sur le caractère social qui prend de plus en plus d’ampleur. Cette évolution nous conforte dans nos actions pour que ceux qui ont la chance de posséder encore ces parcelles de terrain puissent en jouir en toute tranquillité avec leur famille et les transmettre à leurs enfants.
D’autant que les héritiers se verront opposer les textes de loi (loi littoral, PLU ou PLUi, classement de l’Île..) pour limiter voire interdire ce mode de vacances vieux de plus d’un siècle.
Voilà pourquoi notre association existe et continue ses démarches. Nous devons rester vigilants par rapport aux évolutions envisagées pour notre île, par exemple : le rapprochement des expériences des îles voisines, le « plan Oléron 2035 » et ses différentes actions.
Nous serons certainement impactés par ces projets c’est pourquoi nous devons être impliqués dans ces réflexions afin que notre situation de propriétaires de terrains pour les loisirs soit prise en considération.
Restons positifs et clairvoyants, on peut espérer que certains acteurs responsables s’engageront pour qu’une évolution favorable de notre situation voie le jour et que ce mode de vacances perdure.